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Le bitcoin a bondi de 42 % samedi, la troisième plus forte hausse journalière de son histoire. Il avait connu des envolées supérieures en 2010 et 2011, quand il valait alors à peine 0,4 et 5,7 dollars, selon Coinmetrics. Le cours du bitcoin s’établissait lundi à près de 9.400 dollars. C’est une simple phrase du président chinois Xi Jinping, rapportée par l’agence Xinhua, qui a provoqué une envolée générale du marché des cryptomonnaies. «Un mouvement irréel », a estimé Erick Voorhees le fondateur de Shapeshift, une plateforme de trading de cryptos.

Le leader chinois a vanté la blockchain (technologie de stockage et de transmission d’informations utilisée par le bitcoin), présentée comme « une importante percée pour une innovation indépendante des technologies de base », avec des applications possibles dans de nombreux secteurs (finance, santé, sécurité alimentaire…). Il faut, selon le président chinois, augmenter les investissements dans cette technologie.

Les intervenants,  guère habitués à voir la Chine  endosser la technologie sous-jacente du bitcoin, y ont vu un signal d’achat fort. Toutes les sociétés cotées chinoises,  associées de près ou de loin à la blockchain , ont vu leur cours s’envoler. Près d’une centaine d’actions ont atteint leur hausse maximale journalière autorisée (10 %) et leur cotation a été stoppée. « Ces gains seront réinvestis sur les cryptos » a commenté sur Twitter, Changpeng Zhao, le directeur général de Binance, une des principales plateformes des cryptos.

La Chine, qui s’apprête  à lancer sa cryptomonnaie , peut-être avant la fin de l’année, semble multiplier les gestes d’ouverture à l’égard du monde des cryptos. Depuis deux ans, le trading des cryptos y est interdit, tout comme les ICO (émission de jetons numériques), ce qui conduit les particuliers à opérer sur des plates-formes basées à Hong Kong. Détenir des bitcoins en Chine n’est toutefois pas illégal en soi. La crypto a le statut de « propriété virtuelle ».

L’envolée des cryptos est favorisée par le manque de liquidité de ces marchés, éparpillés en une myriade de plateformes. Elles sont plus ou moins vulnérables : il suffit d’un volume de 143 bitcoins pour faire varier son cours de 1 % sur la plate-forme Bitstamp. Coinbase et Kraken sont bien plus liquides, et c’est respectivement 456 et 672 bitcoins qui doivent être échangés pour faire bouger le cours de la leader des cryptos de 1 %, selon des travaux*.

Ces marchés restent dominés par des petits spéculateurs individuels, moutonniers, et quelques grands acteurs. Sur la leader Coinbase, la transaction moyenne est de 700 dollars. Les traders haute fréquence (THF), qui apportent de la liquidité au marché, sont peu actifs sur les cryptos. En début d’année, ils représentaient 2,5 % des ordres sur Coinbase. Cette dernière a arrêté en avril ses services à destination des THF, faute de succès.

La Bourse aurait pourtant investi près de 50 millions de dollars dans son projet à destination de ces clients adeptes de la grande vitesse. D’autres plates-formes comme Binance découragent l’intervention des THF estimant qu’elle est préjudiciable (volatilité, manipulation…) et préfèrent se concentrer sur la clientèle des particuliers.

Source : lesechos.fr

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